Reebok s’entoure de talents underground pour sa nouvelle campagne

Mar 24, 2026 | Brands, Culture, Fashion

Après avoir investi la Paris Fashion Week de janvier avec une série d’événements célébrant la culture underground, Reebok poursuit sur sa lancée avec une nouvelle campagne. La marque ne se contente plus de séduire les aficionados : elle immortalise des talents issus de la scène rap européenne dans une série d’images qui revisite les Classics. Focus sur ces profils de talents particulièrement bien chaussés.

Des talents issus de la scène rap européenne

Dans son studio londonien, K-Trap façonne sa musique — la drill — avec une constance presque obsessionnelle. Depuis 2017, il publie un album par an et, avec plus d’un million d’auditeurs mensuels sur Spotify, il est devenu une figure incontournable de la UK drill, ce rap saturé de basses lourdes et d’influences caribéennes. Pour Reebok, marque britannique, le choix de K-Trap n’est pas anodin : il incarne à l’international ce que le Royaume-Uni produit de plus marquant en matière de rap. Cette campagne est aussi une manière pour la marque de rester dans l’air du temps en allant à la rencontre d’un public plus jeune.

@ktrap et @lucio101
@lucio101 @reebok

Aan de andere kant van het Kanaal groeide Lucio101 op in de Duitse hoofdstad. Als lid van het collectief 1019 heeft hij, net als K-Trap, meer dan een miljoen maandelijkse luisteraars op Spotify. Hoewel samenwerkingen en muzikale projecten elkaar in snel tempo opvolgen, reikt zijn creativiteit verder dan muziek alleen. Zijn rol in de film Berlin Boys van David Wnendt toont een artistieke veelzijdigheid die de grenzen van disciplines moeiteloos overschrijdt.

De l’autre côté de la Manche, la capitale allemande a vu grandir Lucio101. Membre du collectif 1019, il cumule, comme K-Trap, plus d’un million d’écoutes mensuelles. Si les featurings et les projets se multiplient, il ne se limite pas à la musique ; son rôle dans le film Berlin Boys de David Wnendt témoigne d’une créativité qui dépasse largement ce seul registre.

@rondodasosa @reebok
@rondodasosa

À Milan, dans une atmosphère vibrante où les basses claquent, Rondodasosa s’impose avec près de 2,5 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify. L’artiste, qui s’est tatoué le logo Reebok sur l’avant-bras, affiche une fidélité à la marque qui dépasse la simple collaboration commerciale. Sa rencontre avec le Londonien Central Cee a propulsé sa musique au-delà des frontières italiennes, et aujourd’hui la campagne Reebok fait écho à ce mélange de fierté locale et de rayonnement international.

Dans la capitale française, le rappeur Prince Waly, originaire de Montreuil, est un habitué des collaborations avec les marques de mode. Tour à tour Walk in Paris, adidas ou encore Reebok : les labels se l’arrachent. Lors de l’annonce officielle de cette collaboration, il a glissé : « Album 2 en préparation, crois pas qu’on dort, on process juste un futur Classic », clin d’œil à la paire iconique qui traverse les décennies et occasion rêvée pour le rappeur d’évoquer son prochain projet.

Le retour stratégique dun modèle Classics

Si Reebok s’entoure d’artistes issus de différentes scènes européennes, ce n’est pas uniquement pour composer une campagne éclectique. La marque remet également en lumière l’un de ses piliers commerciaux : la ligne Classics, un modèle dont la longévité repose précisément sur sa capacité à traverser les époques.

@princewaly @reebok

Avec sa silhouette immédiatement reconnaissable — ligne épurée et branding discret — la paire appartient à cette catégorie rare de sneakers qui n’ont jamais totalement disparu. Elle a simplement changé de génération d’adeptes, passant des amateurs de streetwear des années 90 aux artistes de la nouvelle scène rap. La stratégie n’est pas nouvelle : les Classics ont longtemps été associées à la musique, notamment lorsqu’elles étaient portées par Kendrick Lamar, figure majeure du rap américain.

Quand les marques sarrachent les artistes

Ce type de campagne reflète également une évolution plus large dans l’industrie : les marques ne se contentent plus d’ambassadeurs connus à l’international — comme Karol G, récemment choisie par la marque pour sa ligne féminine. Elles investissent désormais dans des artistes ancrés dans des scènes locales. Rap, drill ou trap deviennent ainsi des relais pour Reebok, qui cherche à créer du dialogue avec la nouvelle génération. Les artistes choisis ne sont pas seulement des visages : ils incarnent des communautés, des territoires et des esthétiques. En réunissant K-Trap, Lucio101, Rondodasosa et Prince Waly, Reebok ne compose donc pas seulement un casting musical, mais une véritable cartographie du rap européen contemporain.

La sneaker, elle, devient le point de convergence entre ces univers. Une manière pour la marque de rappeler qu’un classique ne vit jamais vraiment dans le passé : il se réactive au contact de nouvelles scènes.